Problèmes
La grande majorité des déversements fait partie de ce que l’on appelle les pollutions chroniques : rejets permanents ou semi-permanents, autorisés ou illicites. Les rejets autorisés obéissent à des normes conçues pour limiter leur impact sur des zones prédéfinies
et à des niveaux jugés acceptables par des autorités nationales ou des commissions internationales.
Les rejets illicites peuvent prendre des formes diverses : dépassement des normes, adjonction d’un produit, déversement en un lieu non autorisé.

Irisations caractéristiques d’une pollution de ruisseau engendrée par hydrocarbures
Les capacités de contrôle et de sanction des dépassements
des normes ne sont pas toujours à la hauteur des besoins. La prévention des rejets illicites
est aujourd’hui plus l’apanage des pays riches qu’une réalité mondiale. Nombre de pays pauvres ont d’autres préoccupations plus urgentes que le contrôle et la prévention des rejets, à commencer par la couverture des besoins alimentaires de base de leur population et de leur sécurité physique.
Aux rejets chroniques s’ajoutent des pollutions accidentelles : déversements minimes ou massifs d’hydrocarbures, de produits chimiques, de matières organiques ou d’autres éléments.
Elles résultent principalement de négligences, d’erreurs de conception, de défauts d’entretien, de défaillances humaines ou mécaniques.
Les marées noires sont souvent un des premiers exemples de pollution qui vient à l’esprit, parce qu’elles sont particulièrement visibles, avec des effets immédiats dramatiques. Prévenir et lutter contre les marées noires n’est pas une action isolée. C’est une composante du combat général que nous devons mener contre toutes les formes de pollution pour nous-mêmes et pour ceux qui viendront après nous.
Cette lutte contre les pollutions n’est pas simple. Proscrire totalement le transport maritime du pétrole brut n’est pas réaliste et ne supprimerait pas les marées noires.

Rejet
industriel en rivière
Bien lutter contre les pollutions quelle qu’en soit la nature impose avant tout de bien les connaître. Il faut combattre sur de multiples fronts pour réduire chacune des sources de déversement. Réduction n’est pas éradication et, lorsque la prévention est prise en défaut, il n’y a pas de solution de lutte unique, mais toute une panoplie de moyens entre lesquels la combinaison la mieux adaptée à la situation doit être trouvée.