Marées noires incontournables

Le terme « Marée noire » ne signifie pas seulement présence d’hydrocarbures dans le milieu marin. Il s’agit d’un déversement brutal et localisé dépassant
ce que le milieu est capable d’assimiler naturellement sans dommage. Comme tout phénomène, celui des marées noires a ses records.

images symbolique de la marée noire de l'Amoco Cadiz

images symbolique de la marée noire de l'Amoco Cadiz

images symbolique de la marée noire de l'Amoco Cadiz
Images symboliques de la marée noire de l’Amoco Cadiz (Bretagne, France)

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Les 20 déversements incontournables (estimations)


Sources : réalisé à partir de données Cedre, de Cutter Information Corp., de l’Institut Français du Pétrole


 

Les accidents de pétroliers y tiennent une place majeure mais non dominante puisque situés derrière un acte de guerre et une éruption de puits offshore.Il n’est cependant pas nécessaire de faire partie des records de volume pour entrer dans l’histoire. Ainsi, la marée noire de l’Exxon Valdez en Alaska, qui fut très médiatisée, est aujourd’hui de très loin la plus chère de l’histoire avec 2,5 milliards de Dollars dépensés pour le nettoyage et l’indemnisation des victimes, plus une amende (dommage punitif) de 4 milliards pour laquelle le groupe Exxon a fait appel. Or cette marée noire ne comptait « que » 40 000 tonnes de pétrole brut déversées. Plus près de nous, avec un déversement de 20 000 tonnes de fioul lourd, l’accident de l’Erika a provoqué des réactions du grand public comparables à celles qui avaient suivi 21 ans plus tôt le déversement des 227 000 tonnes de pétrole brut de l’Amoco Cadiz. Venant affecter certaines zones déjà touchées par la pollution de l’Erika, les 64 000 tonnes de fioul lourd déversées par le Prestige 3 ans plus tard au large de la Galice ont donné une nouvelle impulsion aux émotions de l’après-Erika qui commençaient à s’essouffler.

C’est cette combinaison d’un déversement d’ampleur, pas nécessairement record et d’un contexte particulier
qui fait qu’une marée noire va marquer l’histoire.

Rejeter des hydrocarbures dans l’eau n’est pas totalement interdit

L’Organisation Maritime Internationale fixe à 15 parties par million (ppm) la concentration autorisée en hydrocarbures des rejets par un navire au large (ces limites sont différentes dans le cas de rejet d’hydrocarbures de cargaison).

Dans les zones maritimes sensibles (dites zones « spéciales »), les rejets d’hydrocarbures de propulsion et de lubrification restent autorisés dans la limite des 15 ppm aux navires autres que pétroliers. Tout rejet est interdit en zone spéciale Antarctique

.La réglementation française fixe des seuils pour les rejets d’hydrocarbures dans l’eau par les installations industrielles classées, dans des limites liées à la capacité de dégradation naturelle des milieux. Ces règles qui président rédaction des arrêtés préfectoraux sont fixées par l’arrêté du 2 février 1998 et mises à jour relatives aux « prélèvements et à la consommation d’eau ainsi qu’aux rejets de toute nature des installations classées pour la protection de l’environnement soumises à autorisation ».


www.marees-noires.com