Contexte du déversement

Les conditions météo-océaniques du moment (vent, houle, marées, courants, salinité, température...) influent sur la viscosité, la vitesse d’étalement, la dispersion et la destination des nappes de pétrole. Une rotation brutale du vent a ainsi épargné la Charente-Maritime, qui était sérieusement menacée, d’une pollution massive due à l’Erika.

La période de l’année est également un paramètre à prendre en compte. Son incidence sur la température de l’eau et la saisonnalité des cycles biologiques n’est pas négligeable. De nombreuses espèces sont ainsi plus sensibles à la pollution par les hydrocarbures pendant leurs périodes de reproduction, de nidification ou de migration. Pour la végétation annuelle, la période la plus sensible est celle du début de la pousse.

La durée de l’exposition, la forme et la concentration des hydrocarbures, l’épaisseur des dépôts, le degré de contamination du substrat, l’évolution chimique des hydrocarbures sont d’autres facteurs qui influent directement sur l’impact.

Enfin, la présence d’autres polluants et/ou une exposition précédente aux hydrocarbures peuvent augmenter la sensibilité de certains organismes à la pollution, diminuer la capacité de survie d’une communauté biologique ou accroître la population des espèces résistantes par rapport à celles qui sont sensibles.

 

Pollution par hydrocarbures

En savoir plus

Dérive des nappes de fioul de l’Erika

 


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